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Compte-rendu du stage de Vedène (17/12/2017)

publié le 4 févr. 2018 à 12:55 par Nippon-Zen DoIn-Ankyo   [ mis à jour : 4 févr. 2018 à 12:55 ]

Qui est là ?


La Tsuba club de Vedène a organisé le traditionnel stage de fin d’année, les week-end du 16 et 17 décembre ; il était animé par Jean-Jacques Sauvage, 7° dan Kyoshi, assisté de Vincent Quiri et André Haubert, 5° dan.


Le stage, qui s’étendait sur trois demi-journées, reposait sur deux axes. Il s’agissait d’abord pour le sensei de rappeler, à travers les divers katas pratiqués ce week-end, les fondements du iaido : donner du sens à la forme, produire des gestes cohérents, dans un tempo réaliste ; offrir des situations crédibles, même si elles sont imaginaires. Ainsi, un excès de vitesse donnera l’illusion de la peur, tandis qu’une lenteur circonspecte, donne plus l’image du courage. Le sensei a développé l’idée que dans tout combat, les yeux sont les premiers vaincus : d’où ses conseils autour du regard, pour signifier la présence de l’autre. L’autre enfin : invisible dans le iaido, qui est-il sinon moi ? Il faut chercher à communiquer avec cet autre, dans le calme martial, expression d’une paix intérieure.

Aussi le travail de la forme, l’extérieur, passe-t-il par un travail à l’intérieur, et le tapisser, cet intérieur, non pas de certitudes, mais de questionnements. Ainsi le premier kata, Mae, a été abondamment interrogé, questionnement prélude au travail sur Ushiro, Uke nagashi, Kesa giri, San po giri, Shi ho giri, Morote tsuki et Gan men ate ; enfin So o giri.

So o Giri, prolongement de nombreux kihons et suburis au cours de ce week-end, a permis aussi au sensei d’expliquer un peu plus la façon dont le iaidoka doit abaisser le sabre sur son adversaire, dans un léger relâchement des épaules d’abord, prélude à un mouvement d’extension, qui passe par les coudes, puis les poignets, enfin les doigts, en même temps que la main gauche tire la lame ; droite et gauche  s’unissent en fin de coupe (men, kesa ou kiri oroshi), dans ce geste si particulier du shibori (pendant la coupe, les mains sont soumises à une très légère torsion sur la tsuka). Le sabre s’arrête ; les épaules sont relâchées, les mains tiennent la tsuka sans la serrer; l’esprit et le corps sont disponibles pour l’action suivante...


La mise en place de cette mécanique complexe – la forme évoquée plus haut -, passe par un profond et long questionnement – le fond sur lequel insiste Jean-Jacques Sauvage, et je le cite : «  Il faut s’efforcer de mettre le katana au service de son art, en privilégiant inlassablement le jeu des doigts et des paumes sur la tsuka. ».


Au travail !


Merci une fois encore à la Tsuba club pour son accueil.


[Stéphane Achard]

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